
Une période difficile
Au mois d’août 2025 a eu lieu le vernissage d’une de mes expositions photographiques dans une galerie gersoise. J’avais énormément travaillé pour cet événement pendant plusieurs années, de la prise de vue à l’organisation des tirages.
Malheureusement, cette exposition n’eut pas le succès espéré. Je me suis peu à peu éloigné de la photographie, et surtout des expositions, où j’avais l’impression de me répéter dans mes choix esthétiques, sans que les retours du public soient vraiment au rendez-vous. Les mondanités des vernissages ne m’attiraient plus du tout non plus.
Cette période fut assez difficile. Je sentais que je glissais de plus en plus dans une profonde dépression, et que les symptômes de ma maladie, le trouble schizo-affectif, commençaient à s’amplifier.
Depuis quelque temps déjà, je traînais une fatigue chronique, d’importantes pensées intrusives très perturbantes, ainsi qu’une paranoïa exacerbée. J’étais dans ce creux de ma vie où je cherchais désespérément une solution pour m’apaiser.
Comment alors améliorer une situation devenue si difficile à vivre ?
Depuis l’âge de 20 ans, je souffre également d’une addiction au cannabis. J’ai tout tenté pour arrêter, avec d’innombrables rechutes. Cela a été un facteur déterminant dans l’évolution de ma maladie. Lors de cette période d’août 2025, j’étais en sevrage depuis un mois, me préparant pour cette exposition où je voulais être au mieux. Heureusement, la rechute après cet événement n’est pas arrivée.
Je me souviens très bien de ma dernière envie irrépressible de consommer du cannabis. C’était après avoir bu deux bières à la suite de la manifestation « Bloquons tout » du 10 septembre. Je suis rentré chez moi avec une forte envie. À ce moment-là, j’ai pris une décision : arrêter de boire également, et faire quelque chose de concret pour mon hygiène de vie. Essayer de reprendre le pouvoir.
La découverte du régime cétogène et de l’approche métabolique en psychiatrie
Au même moment, je découvre sur YouTube le témoignage de Matt Baszucki qui, grâce au régime cétogène et à l’approche métabolique de la psychiatrie, a pu mettre en rémission son trouble bipolaire. Ce témoignage m’a profondément touché. J’en avais les larmes aux yeux. C’était exactement ce que je cherchais depuis si longtemps : l’espoir de pouvoir gérer mes symptômes durablement grâce à une méthode qui relève, selon moi, du bon sens, l’alimentation et l’hygiène de vie dans la gestion des troubles psychiques.
Même si, au début, j’avais des doutes sur le fait que cela puisse réellement m’aider, je me suis lancé dans cette approche, dont le pilier reste l’alimentation cétogène pour gérer mes symptômes. J’ai appris par l’expérience, en tâtonnant, et en dévorant du contenu spécialisé.
Finalement, cinq mois plus tard, j’observe une amélioration nette de mes symptômes grâce à cette approche globale : alimentation cétogène, gestion du sommeil et du stress, exercice physique régulier, mise à distance des drogues et de l’alcool, relations sociales…
Dans d’autres articles, je reviendrai en détail sur mon évolution dans cette démarche, ainsi que sur ce que j’ai mis en place concrètement pour améliorer mon état.
En conclusion
La psychiatrie métabolique reste une approche prometteuse qui mérite d’être explorée. Même si le niveau de preuve scientifique est encore limité, de nombreuses recherches suggèrent l’intérêt des interventions métaboliques, dont le régime cétogène, dans certains troubles psychiatriques.
Aujourd’hui, j’ai de nouveau beaucoup d’espoir dans la gestion de mes symptômes et dans la possibilité d’aller mieux. Ce n’est pas un remède miracle. C’est une manière de retrouver du pouvoir d’agir, concrètement, sur ma vie, de lui donner une meilleure direction et d’apaiser mes souffrances.